Le château d'Epluches
L'histoire du château d'Epluches remonte aux alentours du XVIIè siècle
L’histoire du château
d’Épluches remonte aux alentours de 1650-1670. Les
traces de cette histoire sont trop fragmentaires pour en
reconstituer la continuité. On peut toutefois évoquer les grandes
périodes qui ont jalonné 300 ans de construction, d’abandon,
de destruction puis de reconstruction du château.
L’abbé Leboeuf attribue la paternité du château à la famille
Jacob. Jean Jacob, ancien valet du roi, avait affermé les greniers
à sel depuis Orléans jusque dans les fermes du nord de la France,
et assis une fortune considérable. Son fils mourut dans le château
d’Épluches en 1674, ce qui accrédite l’idée qu’il
est à l’origine de sa réalisation.
Le château de cette époque développe plus de 3 000 m² de plancher
sur un sol voûté, un rez-de-chaussée, un entresol et un niveau de
grenier. L’ouvrage était important. Un château à 3 ailes,
avec la présence de communs, d’orangerie, de glacière dans le
parc, et des aménagements annexes tels qu’une allée
d’apparat, tournée vers la porte de Saint-Ouen, et une allée
d’accompagnement vers l’Oise. Positionné sur une
éminence topographique, dans une boucle de l’Oise, le château
reste tourné vers Paris, marque d’une forte identification au
pouvoir central. Une allée bordée d’un quadruple alignement
d’ormes, assurait au visiteur venant de Paris, un parcours
ombragé sur plus de 1700 mètres.
En 1788, un inventaire
dressé par Pierre Fontaine, architecte, permet de comprendre la
structure du château et d’appréhender son organisation. Déjà
en très mauvais état à l’époque, il devait subir les avatars
d’une tempête en 1788. Entre 1833 et 1884, le château sera
partiellement détruit. En 1884, il ne reste déjà plus qu’une
aile. En 1914, la Croix Rouge cubaine acquiert le château et le
transforme en hôpital militaire. En 1920, elle a fait donation du
château à l’orphelinat des armées, qui en fait don à son tour
au département de Seine et Oise. Le département y développe un
centre d’apprentissage industriel, agricole et horticole. Le
château sera ensuite (1955) un centre d’enseignement
technique spécialisé, puis un centre d’apprentissage
public.
Depuis les années 1960, le domaine du château est
à l’état d’abandon et a subi de nombreuses dégradations
(pillages et incendies). La commune a décidé de racheter le château
au département afin de restaurer ce patrimoine. Les études
sur la réhabilitation de l’ouvrage ont été engagées dès
2001.